IL N'A QUE LA CANAILLE POUR...

A la Cantine d’art contemporain, Ecole d’Art au 2, Avenue de l’Espérance 90000 Belfort /// Du 10 octobre au 12 décembre 2019 /// Exposition : IL N’Y A QUE LA CANAILLE POUR METTRE SON NOM SUR LES MURAILLES

J’aime cette incertitude et cette indécision qui me permet de me mettre moi-même dans la place de spectateur face à mon propre travail.. J’ai toujours eu besoin de gagner en liberté ” explique-t-il. S’affranchissant des limites imparties de l'espace d’exposition et dépassant le cadre de l’objet, ses oeuvres portent le spectateur hors de sa position de consommateur en lui faisant vivre une expérience tangible. Le temps est au coeur de son approche artistique avec l’idée omniprésente du vivant. En effet, la pratique d’atelier physique - basée sur l’interdépendance - de Nelson Pernisco (Photo ci-dessous Crédit@DR) entre en confrontation avec la matière et fait échelle face au corps. Le visiteur appréciera ici ce travail autour du geste avec des archives qui permettent de restituer le contexte en parlant de la “trace” d’une action. Dans cette logique, l’artiste a beaucoup utilisé le feu, les rebus industriels, les débris calcinés dénonçant par leur biais la violence d’un système. Les matières utilisées entrent en corrélation avec les lieux que Nelson occupe et évoquent un “Art de ville” influencé par les architectures brutalistes ou post industrielles. La relation entre la construction et la déconstruction est interrogée pour former une forme commune. On aime ce lien entrepris avec le vivant - avec des structures produites qui sont comme des “enclos” du vivant - nous permettant de nous préparer à une fin du monde prochaine. Ou plutôt à la disparition d’une partie de l’espèce humaine sous un scénario qu’il envisage, à sa façon, en plantant des graines… !

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